D2 FéMININE : MIRAGE OU RéALITé ?
12/08/2025
Où est passée la Deuxième Division féminine au Togo ? La question s’impose avec acuité au regard de la situation actuelle du championnat.

La saison dernière, la Fédération Togolaise de Football (FTF) avait annoncé un format clair : les dernières équipes de chaque zone de la D1 féminine seraient reléguées en division inférieure. Pourtant, en 2024-2025, Winner Girls de Notsè et Doumbé de Mango, bonnes dernières de leur poule respective, figurent toujours en D1 Féminine.
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Ce constat interpelle sur la cohérence et la transparence du système compétitif. Où est donc cette fameuse D2 féminine ? Était-ce une annonce prématurée ? Un projet avorté ? Ou bien, faut-il comprendre que la « division inférieure » évoquée par la FTF n’est autre que le championnat U17 TDS ? Si tel est le cas, il s’agirait d’un amalgame préoccupant entre un championnat de jeunes et une véritable division professionnelle intermédiaire.
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Pendant ce temps, le contraste est saisissant avec les pays voisins. Le Bénin, par exemple, dispose déjà d’un système compétitif structuré allant jusqu’à la D3 féminine, offrant ainsi un vivier élargi pour détecter et former les talents. Cette organisation permet non seulement d’assurer la montée et la descente des clubs selon leurs performances, mais aussi de maintenir une saine émulation entre les équipes.
En l’absence d’une D2 opérationnelle, le risque est double pour le football féminin togolais : d’une part, la stagnation des clubs qui ne sont pas sanctionnés sportivement malgré leurs faibles performances; d’autre part, la fermeture d’un espace compétitif qui pourrait permettre à d’autres formations ambitieuses de gravir les échelons.
Le développement du football féminin au Togo ne pourra se faire qu’avec un système pyramidal clair, appliqué sans exception et soutenu par des compétitions régulières à tous les niveaux. Les joueuses et les clubs méritent un environnement compétitif juste, où la performance sportive reste le seul critère de maintien ou de relégation.
Aujourd’hui, la balle est dans le camp de la FTF : clarifier la situation, structurer les divisions et prouver que les règles annoncées ne sont pas que de simples effets d’annonce. Car, pour bâtir un football féminin fort, la cohérence institutionnelle est aussi importante que le talent sur le terrain.
Crédit photo: PISHA PLUS BY JUSTIN-KRIS GB.
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